Lors de la réalisation des Visites Techniques Approfondies (VTA) sur les ouvrages, le syndicat relève les désordres, les priorise selon leur gravité, et ainsi élabore une programmation de travaux par secteur.
Lors de ces inspections, le syndicat effectue un recensement exhaustif des désordres sur l’ensemble des éléments constitutifs de la digue, incluant la crête, les talus (côté terre et côté Seine), la risberme, ainsi que les ouvrages annexes (murette, palplanches, chambre à clapet, etc.)
Suite à des VTA réalisées en 2025, le syndicat a observé des ouvrages dégradés sur différents secteurs (entre Val de la Haye et Hautot sur Seine, à Saint-Martin-de-Boscherville).
Il a donc programmé des travaux de réfection de perrés en mars et avril 2026.
Les travaux de réfection de perrés se déroulent en plusieurs étapes :
- en amont du chantier, il faut réaliser l’ensemble des demandes réglementaires nécessaires auprès des concessionnaires réseaux et collectivités (DT/DICT/arrêtés de voirie)
- démolir les parties de l’ouvrage en béton à restaurer
- évacuer les déchets de démolition en décharge agréée
- mettre en place le tout-venant crayeux compacté par endroit pour reconstituer le corps de digue
- reconstituer le parement en béton en installant des barbacanes (trous) pour permettre à l’eau de circuler au sein de l’ouvrage
le remplacement de clapet défectueux si nécessaire lorsqu’ils ne sont plus étanches à 100%
Pour que l’ouvrage perdure dans le temps, le syndicat opte pour l’utilisation de matériaux résistants aux différentes contraintes très fortes en bord de seine : les poussées de l’eau liées au marnage (amplitude des marées) et au batillage (déferlement de vagues provoqué par le passage d’un bateau), les effets du courant et des remous, le choc d’objets flottants, le gel et le dégel en hiver…
Par exemple, pour le béton, il opte pour un béton présentant une résistance plus forte à l’ensemble de ces contraintes. Ce béton plus dense et moins poreux, permet de limiter la pénétration de l’eau.